Par Maaike Campbell, membre du conseil d’administration de la FAO
L’agriculture est l’un des secteurs les plus importants de l’économie ontarienne. En effet, les exploitations agricoles et entreprises agroalimentaires génèrent plus de 51 milliards de dollars d’activité économique chaque année, soutiennent un emploi sur dix dans la province et produisent les aliments, le carburant, les fibres et les fleurs dont les Ontariens ont besoin au quotidien.
De plus, même si les agriculteurs représentent moins de 2 % de la population canadienne, l’agriculture est un pilier de l’économie et de la sécurité alimentaire du pays. Voilà qui constitue à la fois une source de défis et de responsabilités.
Comme nous représentons un segment relativement modeste de la population, les décideurs ne sont pas nécessairement au fait de nos besoins particuliers ou des conséquences de leurs choix sur nos exploitations agricoles. Ainsi, nous avons besoin de voix fortes et prêtes à défendre notre secteur auprès des autorités locales, provinciales et nationales, question d’inclure la réalité agricole dans les décisions importantes.
Dans le cadre de nos démarches, nous parlons entre autres de la préservation des terres agricoles à des fins agricoles, du bien-fondé des infrastructures rurales et de la nécessité de mettre en œuvre des programmes de gestion des risques d’entreprise, sans oublier le projet de train à grande vitesse Alto dans l’Est de l’Ontario et au Québec.
Ma famille et moi exploitons une ferme dans le comté de Lambton, où un projet d’arrêté de zonage ministériel sur les terres entourant le terminal céréalier de Cargill à Sarnia suscite de vives inquiétudes. Cette installation est une composante essentielle des infrastructures agricoles, car elle assure la manutention et l’accès au marché de quelque 35 % des exportations céréalières du Sud de l’Ontario.
Voilà un bon exemple d’enjeu qui démontre, d’une part, la nécessité d’une représentation sectorielle efficace, et, d’autre part, l’importance des prochaines élections des administrateurs de zones de la Fédération de l’agriculture de l’Ontario (FAO).
Les membres du conseil d’administration de la FAO sont élus par les agriculteurs pour les agriculteurs, qui veulent que leur voix soit représentée aux tables de décision partout en Ontario. Cette année, les candidatures sont ouvertes dans cinq régions. Les membres du conseil provincial de la FAO contribuent à définir les positions politiques, défendent les intérêts des membres et veillent à ce que les questions locales soient portées au niveau provincial.
À l’approche des élections des représentants dans les zones concernées, j’invite tous ceux et celles qui ont déjà voulu participer davantage au leadership agricole dans leur zone à poser leur candidature.
Je sais que briguer un poste de direction peut être intimidant. J’en ai fait l’expérience l’année dernière, lorsque je devais décider de me présenter ou non aux élections.
En fin de compte, je crois que pour voir du changement, il faut être prêt à faire partie du changement. J’ai toujours aimé l’agriculture, mais j’aime aussi parler de notre réalité, échanger avec les décideurs et travailler avec des gens qui se donnent corps et âme pour renforcer notre secteur.
Mon mari et moi avons quatre enfants, et j’espère qu’un secteur dynamique et prospère les attendra s’ils choisissent de faire carrière à la ferme ou ailleurs dans l’agroalimentaire.
L’agriculture se heurtera continuellement à des défis qui échappent à notre contrôle. Que ce soit la météo, les marchés et les événements mondiaux, nous vivons tous des incertitudes qui peuvent surgir du jour au lendemain. En revanche, nous pouvons façonner notre avenir en participant aux activités d’organisations telles que la FAO.
Si vous n’êtes pas prêt à faire le saut dans le conseil provincial, vous pouvez apporter votre contribution en siégeant à un comité, en participant à l’élaboration de politiques par l’entremise de notre conseil consultatif sur les politiques, en faisant du bénévolat auprès de votre fédération locale ou en occupant un poste de direction dans une association de producteurs.
Si vous envisagez d’occuper un poste de direction, commencez par vous engager dans votre collectivité. Devenez membre de votre fédération de comté, assistez aux réunions et prenez le temps d’écouter les agriculteurs de votre région. En ayant connaissance de leurs préoccupations et de leur expérience, vous serez plus à même de comprendre les enjeux qui les touchent.
Pour assurer une représentation efficace, il ne faut pas avoir réponse à tout, mais bien comprendre les enjeux, écouter différents points de vue et défendre les intérêts des autres.
L’avenir de l’agriculture dépend de la volonté des agriculteurs à participer à nos démarches. Chaque contribution aide à renforcer la voix de notre secteur.
N’oubliez pas que lorsque l’agriculture s’exprime d’une voix forte et unie, nous sommes mieux placés pour protéger ce qui compte le plus, relever les défis et trouver des débouchés pour la prochaine génération d’agriculteurs.
Pour en savoir plus sur les élections des administrateurs de la FAO, consultez le site https://ofa.on.ca/zone-director-nominations/
Tyler Brooks
Directeur des communications et des relations avec les intervenants
Fédération de l’agriculture de l’Ontario
519-821-8883
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